12août/101

Norvège-France: chou Blanc !

Tiens celle-là, j'avais oublié de la faire dans mon article précédent. Et pourtant, elle résume assez bien le sentiment après ce Norvège-France dont le seul intérêt était l'exotisme de la composition du 11 de départ avec 50% de puceaux sous le maillot bleu. Pour le reste, malgré de l'envie et du jeu, 2 trucs de base au football mais rayés du vocabulaire tricolore sous l'ère Domenech, il ne pouvait pas y avoir de miracle. Comment espérer voir une équipe collective, huilée dans ses combinaisons et ses automatismes, avec seulement 2 jours de préparation à Clairefontaine ? Impossible n'est pas français disait Napoléon. Sauf qu'à son époque, le foot n'avait pas été encore inventé.

Mais bon au moins les intentions étaient là. Et la philosophie de jeu aussi. Lolo Blanc n'a pas oublié d'où il vient et par où il est passé: France 98 mais aussi dans le désordre Manchester United, Barcelone ou Auxerre, autant d'équipes joueuses où le mouvement, la disponibilité et la construction étaient floquées sur les maillot (bon sous le sponsor mythique "Poulet Duc de Bourgogne" à Auxerre...mais d'un autre côté du poulet bourguignon au coq tricolore, quelque part Laurent Blanc a été cohérent dans le fil de sa carrière). Et on a vu l'embryon de ça hier soir à Oslo. Bon entaché de quelques erreurs techniques ou de placement qui nous ont coûtés cette défaite 2-1. Mais bon, on ne fait pas d'omelette, même norvégienne, sans casser des oeufs !

Alors pour une perte de balle cruelle de Lassana Diarra, un marquage un peu élastique de Guillaume Hoarau et de la fébrilité défensive, le nouveau mal Bleu récurrent, on a eu en échange de l'enthousiasme à l'image de M'Vila, énorme, ou de Ben Arfa, génial, et tout simplement du plaisir à voir ces garçons en prendre sur le terrain. Combien seront là le 3 septembre prochain pour le 1er match qualificatif de l'Euro 2012 face à la Biélorussie ? "Quelques uns", le sélectionneur l'a d'ores et déjà dit. Car si certains ont refusé de descendre du bus en juin dernier, hier soir d'autres ne se sont pas faits prier pour monter dans le train. Et du mélange des 2, bien triés sur le volet par le nouveau patron des Bleus, on pourrait à nouveau avoir des étoiles dans les yeux. En plus de celle qu'on a déjà sur le maillot.

On ne va pas monter Laurent Blanc en neige (et hop, encore un jeu de mots pour mes amis de "L'Equipe") mais en plus d'avoir retrouvé du jeu en équipe de France, ça fait du bien aussi d'avoir retrouvé un vrai sélectionneur.

Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Au moins, on s’est remis à jouer au foot avec des joueurs qui ont plaisir à jouer.
    A noter que le roi de la boulette, Lassana Diarra, était un homme clé de Domenech, à qui il doit tout ou presque ( Sélectionné en bleu avec 7 matches en élite ! )
    De plus, est-il bien remis de sa maladie de juin, assez grave en fait ?


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