16sept/100

Ligue des Champions, épisode 1 suite: l’OM atteint du syndrôme PSG

Bon on ne va pas épiloguer sur la logique respectée à San Siro. Le Milan AC devait bat Auxerre et il l'a battu. 2 à 0. Logique. Les Bourguignons ont tenu 60 minutes mais malheureusement il en faut 30 de plus pour boucler un match. Il a fallu un jaillissement d'Ibrahimovic, invisible jusque là, et d'une chevauchée ponctuée d'une inspiration lumineuse de Ronaldinho vers son co-équipier suédois pour que les Milanais plient ce match qui leur était donc promis.

Mais je reste persuadé qu'avec un poil plus de réalisme à l'italienne, et Jean Fernandez connaît lui qui a été biberonné à l'Arrigo Sacchi et au grand Milan des Baresi et Van Basten, et un poil plus d'essence dans le moteur, Auxerre aurait pu faire un exploit. Autrement dit un match nul. Ce qui aurait déjà été très très bien. Le prochain match des Auxerrois sera à la maison face au Real de Madrid de Mourinho. Cristiano Ronaldo en Bourgogne ! Comme dirait Guy Roux, faut pas gâcher, c'est pas tous les jours que le Portugais viendra balader ses tablettes de chocolat du côté de l'Yonne. Même si là-bas il y a de très jolis poulets et on sait que Cristiano y est sensible...

De l'Abbé Deschamps à Didier Deschamps, il n'y a qu'un mot et 500 kilomètres. Hier soir, l'OM a repris sa sale habitude depuis qu'il est abonné à la Ligue des Champions depuis 3 ans: perdre son 1er match de poule. Ce qui lui est généralement fatal pour la suite puisque ces 2 dernières saisons, Marseille n'a jamais la couleur des huitièmes de finale, malgré un effectif taillé pour. Surtout l'an dernier. Pourtant le Spartak de Moscou n'avait pas vraiment l'allure d'une terreur, même s'il a fini 2ème du championnat russe.

D'ailleurs ce match, l'OM aurait dû le gagner 1000 fois, à peu près le nombre d'occasions que Lucho, toujours Gonzales hier mais pas vraiment speedy, et ses petits camarades ont eu de marquer et de plier cette rencontre. En vrai, à croire qu'on regardait un match du PSG, grand spécialiste français du "match qu'on domine outrageusement mais qu'on perd dans les 10 dernières minutes à la con". Dernier exemple en date, ce 1-2 au Parc contre Bordeaux.

Là dans le rôle principal des attaquants maladroits, il y avait Brandao qui devait penser que couper sa queue de cheval lui permettrait de gagner en précision devant le but...eh ben, il peut la laisser repousser, ça n'a rien changé. Il y avait aussi André Ayew et Mathieu Valbuena, encore une fois virevoltant mais c'est tout. Et virevolter n'est pas marquer. Gignac, entré en cours de jeu, a fait un peu mieux, lui au moins il a réussi à taper le poteau mais c'est tout. D'ailleurs ça serait bien que l'ex-goleador toulousain décoince son compteur but parce qu'il a l'air tellement obsédé par l'idée de planter sous ses nouvelles couleurs qu'il en perd sa lucidité. Donc son efficacité. On a l'impression qu'il serait prêt à aller tirer les 6 mètres à la place de Mandanda pour essayer de marquer directement.

Et puis dans le rôle du coupable de la boulette fatale, celui qui devient un habitué, Azpilicueta (NDLR: j'ai écrit son nom de tête donc y a peut-être des "i" ou des "l" qui se baladent au mauvais endroit...). Certes il a coûté 2 fois moins cher que Loïc Rémy au mercato mais c'est peut-être aussi parce que, pour le moment, il est 2 fois moins bon. Ca m'étonnerait pas que Deschamps demande dorénavant à Hilton ou Diawara de le prendre au marquage pour éviter qu'il fasse des conneries.

Au final, au bout déjà d'un match, les Marseillais vont devoir implorer la Bonne Mère de pas prendre un tôle contre Chelsea lors de la 2ème journée des poules. Sous peine de se retrouver dans une bonne merde...

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