29nov/101

Ligue 1, épisode 15: l’OM gagne le match OL-PSG

C'est la conclusion mathématique de cette 15ème journée de championnat: le grand vainqueur de ce passionnant OL-PSG (et accessoirement du Bordeaux-Lille de samedi), c'est l'OM qui en explosant Montpellier a pris les rênes de la Ligue 1 et les gardera encore plus si mercredi il bat d'autres Rennes, ceux qui jouent en rouge et noir.

Ce qui semble dans ses cordes, 1) parce que Marseille commence à vraiment trouver la bonne carburation avec une colonne vertébrale en grande forme, de Mandanda à Valbuena en passant par Lucho et M'Bia. Même Brandao redevient bon, c'est dire... 2) parce que Rennes a un vrai coup de moins bien comme l'a montrée sa défaite dans le derby breton face à Lorient, pourtant habitué à perdre face à son grand voisin rennais. La faute à une défense décimée et à une attaque toujours aussi Bernardo.

Même si l'OM a perdu Azpi pour la saison, ce qui désole tout le monde, y compris ceux qui chiaient sur l'Espagnol y a moins d'un moins en lui décernant le prix du mercato en bois 2010. Sauf qu'entre temps, l'Espoir ibère avait commencé à laisser entrevoir pourquoi l'OM avait dû débourser 7 millions pour le recruter. Auquel il faudra sans doute 3 ou 4 en plus si les Olympiens veulent recruter un latéral droit de remplacement, style Rod Fanni. L'OM en a-t-il les moyens ? Sur l'air de "Petit Papa Noël", Petite Margarita Louis Dreyfus, quand tu descendras sur la Canebière, avec tes millions par milliers, n'oublies pas une rallonge pour recruter...

Si Marseille a repris la place qui était la sienne à la fin de la saison dernière, tout n'est pas encore plié. Loin de là. Parce que derrière, il y a des équipes qui peuvent espérer lutter jusqu'au bout. Parmi elles, celles qui se sont donc affrontées hier soir à Gerland: Lyon et Paris. Lyon car malgré un jeu souvent indigeste et des prestations en dents de scie de ses cadres supérieurs, les Lisandro, Toulalan et compagnie, elle continue à remonter vers les sommets et à grignoter les points nécessaires pour s'y maintenir. 18 points pris sur 24 possibles lors des 8 dernières journées de championnat, c'est quand même plus que respectable.

Et hier encore, les Gones ont su se battre jusqu'au bout pour arracher ce 2 à 2, bien aidés il est vrai par Edel, le gardien parisien, dont la boulette de l'égalisation va faire le bonheur de You Tube. A son propos, on pourrait parler d'erreur de jeunesse mais on ne le fera pas tant qu'on n'est pas sûr qu'il a vraiment 24 ans !

En tout cas cette fébrilité, y compris sur le 1er but de Cissokho où, et n'y voyez aucune connotation raciste, il n'est pas tout blanc, tombe mal au moment où il discute de son avenir sous la maillot parisien. Antoine Kombouaré avait déclaré qu'il avait besoin d'un peu plus de temps pour juger et jauger le vrai niveau de son gardien: pas sûr qu'après ce match à Gerland, il ne tourne pas son stylo 7 fois dans sa main avant de le ressigner comme titulaire. Surtout quand on sait que les Ruffier, Ospina et Douchez ont déjà un oeil voire un gant au Parc. Mais, pour être totalement objectif et avoir un minimum de mémoire, n'oublions pas quand même que c'est au même Edel que le PSG doit sa victoire il y a un moins contre l'OM.

Paris, même déçu par ce nul qui reste un bon résultat à Lyon, peut en tout cas être sûr d'une chose: il est armé pour jouer le titre. Même si Bodmer, Camara et Luyindula, appelés à suppléer les titulaires absents, respectivement Chantôme, Sakho et Erding, n'ont pas complétement réussi à les faire oublier, le PSG a cette saison le banc qui lui manquait les saisons précédentes. Il a aussi autre chose qui lui manquait: un vrai fond de jeu avec une animation offensive et une solidité défensive qui lui permet aujourd'hui de voyager sereinement, Paris restant sur 8 déplacements, toutes compétitions confondues, sans défaite. Il lui faut maintenant réussir à franchir ce dernier palier pour s'installer durablement aux trois premières places de la Ligue 1: ça s'appelle "tuer un match". Pour l'instant, le PSG n'arrive qu'à le blesser grièvement. Parfois c'est suffisant, parfois la victime s'en sort et c'est Paris qui en fait les frais...

Commentaires (1) Trackbacks (0)
  1. Je crois que si Lyon jouait comme Paris, et inversement, on les aurait critiqué quand même.
    « Et ils n’ont pas su tuer le match »
    « Et ils ont eu un penalty litigieux »
    « Et Lloris est sur-côté »
    « Et toutes ces occasions de l’adversaire, inouï ! »
    Ça pourrait, non ? ^^

    Lyon et Puel sont les têtes de turc du foot français car si l’OL s’était pris un 5-0 et Puel ait répondu « C’est mérité mais le championnat est long… » qu’est-ce qu’on aurait dit !!!
    Pas vrai José Mourinho ? :) ))


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